05.10.2007

LE LAC

La brume naît sur le lac qui se tait devant nous,
Se tait au souffle du silence des ondes
Où tressaille, au fond d’un murmure,
Le roux des pierres qui dessinent des rondes.
Le miroir blanc déchiffre les secrets noueux
De ton cœur, une saison de papillons perdus
Dans l’été des pins aux troncs langoureux
Et t’ouvre les yeux et met ton âme à nu.
Ecris de tes mains, de tes bras, de tes yeux
Comme un battement d’ailes qui naît
Ecris ton corps, ton sang, ta chair et tes cheveux
Ecris ce qu’il te reste de l’animal heureux
Et te voilà changé , pareil au paysage
Te voilà un oiseau dans la fraîcheur du temps
Battement de ton cœur porteur de tes espoirs
Tu seras une brise qui laissera limpides
Les cieux étoilés après avoir versé
Une goutte de pluie mourant sur un visage
Adorant la candeur des tourbillons du vent.
La brume naît sur le lac, tu mets ton âme à nu
Au silence des ondes tu dessines des rondes
Où tressaillent les pins aux longs troncs langoureux
Tu ouvres de larges mains aux papillons perdus
Et le miroir des cieux te livre ses secrets