<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>ZENITHUDE</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://zenitude.blog50.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/" /> <subtitle>Zen et voyage</subtitle> <updated>2008-12-05T00:47:33+01:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blog50.com/" version="4.0">blog50.com</generator> <id>http://zenitude.blog50.com/</id>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>TROP DROLE</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2008/02/03/trop-drole.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2008-02-03:46427</id> <updated>2008-02-03T09:51:45+01:00</updated> <published>2008-02-03T09:51:45+01:00</published>   <category term="santé zen"/>   <summary>  Trouvé la perle sur &quot;DOCTISSIMO&quot;   
 
En gros , si vous voulez ne plus...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  &lt;strong&gt;Trouvé la perle sur &quot;DOCTISSIMO&quot;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En gros , si vous voulez ne plus faire fuir les hommes prenez les pour des singes! ah ah!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dialogue trouvé:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Comprendre les hommes pour ne plus les faire fuir !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi les hommes sont lâches en amour ? C’est la question à laquelle répond le psychologue Gilles d’Ambra dans son livre. Mais son ouvrage est surtout un guide pour aider les femmes à comprendre ces messieurs, pour construire un couple solide, basé sur le partage. Doctissimo l’a interrogé sur les recettes pour comprendre le sexe opposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doctissimo : Vous affirmez que les hommes sont lâches en amour. Est-ce vraiment la règle ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gilles d’Ambra : Vous savez, le courage des hommes, c’est un mythe, les femmes sont bien plus courageuses. Les hommes sont courageux quand il s’agit d’aller chasser le mammouth ou de faire la guerre, et parce qu’ils sont bourrés de testostérone et en groupe. Mais dès qu’il s’agit d’amour, ils deviennent lâches. Prenez l’exemple de la rupture : lorsqu’ils n’aiment plus, ils vont se taire et attendre que leur compagne s’en rende compte… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doctissimo : Mais l’homme a tout de même changé depuis l’aube de l’humanité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gilles d’Ambra : Pas tant que ça. D’ailleurs il y a plus de gènes communs entre un homme et un singe qu’entre un homme et une femme. On peut voir des similitudes entre les types d’hommes et les races de singes. Par exemple : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’orang-outan : il vit seul, il râle dès qu’on lui demande quelque chose, il n’aime pas sortir… A réserver aux femmes indépendantes qui n’ont pas besoin de trop d’affectif ; &lt;br /&gt;
Le gorille : issu d’une famille nombreuse, il est très social et agréable à vivre. C’est un bon vivant. Pour celles qui recherchent une relation stable et familiale ; &lt;br /&gt;
Le chimpanzé : il vit beaucoup avec ses amis et il est susceptible et individualiste. Pour les femmes éprises de liberté… &lt;br /&gt;
Et il y a aussi le babouin, le gibbon, le bonobo…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doctissimo : Hommes et femmes seraient donc restés identiques depuis la nuit des temps ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gilles d’Ambra : Non, bien sûr que non. Aujourd’hui, les femmes sont heureusement pour elles plus autonomes, elles n’ont plus besoin des hommes pour faire leur vie.  Et les mâles ont donc totalement perdu leurs repères. Ils ne savent plus comment aborder les femmes, et en deviennent souvent encore plus lâches… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doctissimo : Pensez-vous que dans un couple, une femme peut réussir à faire changer un homme ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gilles d’Ambra : On ne peut pas changer la nature profonde de quelqu’un comme ça. Lorsqu’une femme se met avec un homme en se disant &quot;avec moi, ça va être différent&quot;, cela se termine toujours mal. Quand vous achetez des chaussures, vous les prenez à votre pointure, même si après elles vont se faire à votre pied ! Avec un homme, c’est pareil ! Il faut prendre la bonne pointure ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doctissimo : Et selon vous, quelle est la clé d’un couple qui fonctionne ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gilles d’Ambra : Il n’y a pas de recette miracle. Mais il faut avant tout de la réciprocité. C’est la stratégie gagnante à terme. Le but est de ne pas essayer de battre l’autre, mais de jouer le jeu de la relation à deux, de respecter l’autre, et de ne pas jouer au plus malin : la franchise est essentielle. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Les valeurs dans la société</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/12/11/les-valeurs-dans-la-société.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-12-11:42109</id> <updated>2007-12-11T12:54:10+01:00</updated> <published>2007-12-11T12:54:10+01:00</published>   <category term="débats, conférences"/>   <summary> La primauté des valeurs   
     
La crise de notre époque actuelle,...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  La primauté des valeurs  &lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
La crise de notre époque actuelle, dit-on, est une crise de nos valeurs. Quand plus rien ne semble avoir de sens, c’est que nos valeurs sont à la dérive et ont cessé de faire l’unanimité. L’intégrisme fait front sur la déliquescence des valeurs et prône un retour à la lettre des Ecritures sacrées pour une restauration des valeurs à partir du religieux. Le civisme commande le respect des valeurs humaines, mais c’est à peine si l’éducation civique parvient à assurer la transmission des valeurs qui sont celles de la laïcité. Le phénomène de perte des valeurs est lisible dans la perte des repères dont souffre la jeunesse. La consommation de masse, en véhiculant une image publicitaire de l’humain, n’assure pas de transmission de valeurs. Elle est un culte de l’image de marque et une glorification du spectaculaire, de l’immédiat et de l’éphémère, qui contribue au sens diffus de déracinement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Nous vivons dans les décombres d’une déconstruction des valeurs entamée dans le XXième siècle, sous les coups de boutoirs de toute une série de remises en cause. Nietzsche s’est fait le héros du renversement des valeurs en accusant la morale chrétienne d’être une idéologie décadente. Le marxisme a réduit les valeurs à être un sous-produit d’un système économique. C’est contre les « valeurs bourgeoises » que se sont dirigées toutes les critiques, pendant cette période d’effervescence intellectuelle qu’a été la période des années 60-70.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Nous en sommes là, à employer le mot « valeur » pour essayer de laborieusement fixer ce qui pour nous a une importance, ce à quoi nous tenons par-dessus tout et qu’il ne faudrait pas lâcher. Mais il faut avouer que le terme de valeur est assez flou. On a toujours l’impression d’être dans le vague quand on en parle. C’est d’avantage un concept opératoire dans des champs différents de connaissance, qu’une idée précise. Qu’est-ce qu’une valeur ? Qu’est-ce qui la différencie d’une norme sociale ? Toute valeur est-elle avant tout morale ? Peut-on parler de valeur en dehors du domaine de la morale ? Une valeur vaut-elle par elle-même, ou par référence à un idéal qui permettrait de la fonder ? La valeur est-elle d’essence religieuse ? Sociale ? Politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A. La classification des valeurs&lt;br /&gt;
    Partons d’une définition simple : une valeur est ce qui fait l’objet d’une préférence, ce qui est estimé, préféré ou désiré par un groupe de sujets déterminés. Par exemple, pour un aristocrate, la noblesse constitue une très haute valeur. Toute valeur, de ce point de vue, est sociale. Il n’y a pas de valeur strictement individuelle et les jugements de valeur ont un caractère collectif. En disant : &quot;un groupe de sujets déterminé&quot;, nous voulons préciser ici que les valeurs peuvent aussi être discutées et même parfois rejetées, et sont en tout cas différentes d’un groupe social à un autre. C’est d’ailleurs une manière de se situer au sein d’une entité collective, en rejetant une autre entité : « nous n’avons pas les mêmes valeurs eux et nous !».(texte)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Si on tente une classification approximative, on peut marquer les distinctions suivantes en faisant la différence entre les :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a) Valeurs économiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    La réussite sociale, est une valeur partagée par les américains. La préférence avouée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en faveur du gain, du profit, et de l’argent en font des valeurs. Ce type de valeur est très visiblement une valeur matérielle. Le financier manie cette valeur, l'économiste l’étudie. Pour la préciser, l’économie, avec Adam Smith, a marqué une distinction entre la valeur d’usage et valeur d’échange. L'objet d’étude spécifique de l’économiste est avant tout d’expliquer comment s'établit un prix sur un marché. Pour résoudre ce problème, il doit définir l'essence de la valeur économique des choses. Il distingue donc valeur d'usage et valeur d'échange et distingue ce qui est dû, dans la constitution de la valeur, à la matière première, au travail humain, au rapport de l'offre et de la demande. Il est important de noter que dans le contexte postmoderne qui est le nôtre, un glissement de sens très important s’est effectué en faveur de cette définition de la valeur. Notre matérialisme ambiant se reconnaît en ce que le mot même de valeur dans l’opinion évoque immédiatement l’argent. Il est patent que l’argent est notre première valeur et il est implicite que nous croyons que c’est justement avec de l’argent que l’on peut obtenir les autres valeurs. Personne n’ose le dit haut et fort, mais c’est bien ce que pense la plupart d’entre nous et c’est ce que globalement la société de consommation propose. Le luxe, la richesse sont des valeurs qui en sont la conséquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Nous pouvons aussi noter que ces valeurs sont marquées par une logique de la dualité. Rigoureusement parlant, les termes sont duels : luxe/austérité, richesse/pauvreté, gain/perte, réussite sociale/échec social, abondance/misère etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
b) Valeurs vitales: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Quand on interroge le public pour savoir quelles sont les valeurs les plus importantes, parmi les premières à être citées, il y a bien sûr la santé. Il est assez étonnant de remarquer que le mot français valeur dérive en fait du latin valere où ce terme est un verbe qui veut dire, entre autre, « être bien portant ». Les auteurs latins terminaient leurs lettres par des formules du genre Si vales, bene est (si tu te portes bien, c'est bien) ou encore, Si vales, gaude (si tu te portes bien, je me réjouis).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    La santé est une valeur qui se rattache au plan du vital en nous, elle est liée à une valeur centrale qui est la vie. Nous avons construit autour de la valeur santé d’énormes institutions, des corps de métiers, une spécialisation et des compétences. Notre préoccupation pour la santé a une importance qui dépasse le cadre des institutions officielles, témoin l’énorme activité des médecines parallèles et l’intérêt général pour tout ce qui touche à la valeur bien-être ; témoin l’engouement collectif, le culte qui entoure le sport et toutes les disciplines corporelles. Nous sommes dans une époque postmoderne et la valeur centrale entre toutes est le plaisir. Valeur vitale par excellence, celle du plaisir sexuel, des plaisirs de la table, du jeu et des émotions fortes etc. Il est inutile de développer ce point. Il suffit de jeter un regard par la fenêtre pour lire les publicités. On peut même se demander à juste titre si dans notre monde, le plaisir vital n’est pas devenu l’unique valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Par ailleurs, notre attachement à la valeur vie se traduit aussi par la virulence des polémiques autour de sa remise en cause : l’euthanasie, le rejet du suicide, l’horreur de la mort, la révolte contre la guerre, le rejet de la douleur, des mutilations, de la torture etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    A la valeur vie est aussi liée en grande partie notre souci du respect de la Nature, du respect de l’environnement. Nous savons que notre existence et celle de la vie en général sont inséparables. Comme dans la catégorie précédente, la dualité opère et il faudrait prendre ensemble les concepts vie/mort. A chaque fois que nous semble remise en cause la valeur vie, nous parlons de comportements morbides, de la négation par la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
c) Valeurs morales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    « La valeur n’attend pas le nombre des années » dit Corneille. Un homme peut manifester de la grandeur, de l’honnêteté, de la droiture, de la véracité, un courage, un sens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
élevé de la responsabilité, etc. sans que l’expérience en soit le fruit. Nous reconnaissons collectivement dans ces vertus des valeurs qui méritent notre respect. On ne parle plus des vertus. On parle surtout des valeurs morales. C’est toute la différence entre Aristote et nous. Nous disons de celui qui manifeste de grandes qualités morales qu’il a un certain « sens des valeurs ». Le code moral de la chevalerie, le code d’honneur des samouraïs, la chartre des compagnons du devoir, supposent l’attachement a des valeurs morales. Il est entendu ici que les valeurs sont enveloppées dans un idéal commun. On voit la différence avec la catégorie précédente en ce que la valeur implique ici une pureté d’intention, une générosité, un don de soi qui se situe à l’opposé de la valeur économique. Le don n’est pas l’échange. Celui qui vient incarner une valeur se donne à elle et ne se situe pas dans le contexte de ce qui peut s’acheter et se vendre. La différence est tellement nette que justement on attend d’un responsable d’entreprise qu’il ait les qualités morales nécessaires et pas seulement une compétence dans son métier. Ce qu’attend un chef d’entreprise qui embauche, c’est non seulement une efficacité pratique, mais aussi des qualités morales qui puissent justifier sa confiance dans son employé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malheureusement, il est clair que cette éducation aux valeurs morale n’est pas dispensée par les organismes de formation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    On peut dans cette catégorie ajouter les valeurs morales qui ont une dimension politique forte : la liberté,l’égalité, la fraternité, la solidarité, la suprématie du droit etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Enfin, c’est aux valeurs morales que se rattachent les valeurs religieuses. Il est évident que le croyant fait sienne certaines valeurs qu’il considère comme la spécificité de sa religion et c’est par là qu’il a souvent tendance à s’opposer à la spécificité des autres religions. Les valeurs religieuses ne constituent pas en fait une catégorie à part, mais une manière de fonder les valeurs morales différemment, en les appuyant sur une autorité incontestable. Celle du texte sacré, celle de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Les valeurs morales sont très marquées par la dualité, car il est sous-entendu en chacune une opposition bien/mal. Il y valeur/non-valeur, vertu/vice, courage/lâcheté, honnêteté/malhonnêteté, véracité/mensonge, responsabilité/irresponsabilité, liberté/servitude, égalité/inégalité, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
d) Valeurs esthétiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Parce que nous sommes la plupart du temps englouti dans la considération des valeurs économiques, nous avons tendance, par réaction, à souligner ce qui dépasse la trivialité de nos valeurs matérielles. C’est alors vers l’art que nous nous tournons pour montrer que notre civilisation ne vaudrait guère son content de peine et de misère, si l’art n’était pas là pour racheter notre existence. Comme le dit Giono, l’homme a besoin de s’entourer de beauté, tout autant qu’il a besoin de pourvoir à sa propre survie. Nous entourons les musées de vénération et ils sont de fait devenu les temples de notre dernière spiritualité. Nous ne visitons plus un cathédrale parce qu’elle est la maison du seigneur, mais parce qu’elle est un monument qui vaut pour sa beauté esthétique. Nous souhaitons que nos enfants trouvent le goût du commerce des grands écrivains. Nous voudrions leur faire partager notre amour de la musique. Nous attendons de l’art qu’il élève l’homme intérieur et le sorte de sa brutalité ordinaire. Le sublime de Shakespeare, la naïveté et le charme d’Homère, la perfection de Bach, méritent largement que l’on consacre sa vie à vouloir les communiquer. Ce sont des valeurs plus éternelles que les séductions passagères des modes. Nous admettons que l’enseignement artistique a toute sa place dans l’éducation et il nous semblerait très inquiétant de le voir disparaître. Personne ne veut livrer le monde aux technocrates ou aux requins de la finance. Nous ne voyons pas comment un être humain pourrait être réellement développé sans le raffinement de la culture et tout particulièrement de la culture esthétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Les valeurs esthétiques ne sont pas soumises à une emprise de la pensée duelle aussi forte que les valeurs morale. Le sens esthétique est justement tout en nuance. Seul un esprit inculte tranche brutalement devant une œuvre d’art en disant c’est beau/c’est moche. Une sensibilité éveillée ne dirait jamais cela. Il en est de même pour tout ce qui relève des sentiments esthétiques les plus raffinés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
e) Valeurs intellectuelles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Notre époque parle dans le langage de la science, comme d’autres époques ont parlé dans le langage de la philosophie ou dans le langage de la religion. S’il est une chose qui pour nous a une valeur suprême, c’est bien la pensée. La culture occidentale est avant tout une culture intellectuelle. Une culture qui est aussi marquée, depuis la modernité, par l’approche objective de la connaissance que constitue la science. De fait, la vérité, la clarté, la rigueur, la cohérence logique, la fécondité intellectuelle, l’objectivité, par exemple, sont effectivement des valeurs auxquelles nous tenons et pas seulement des exigences formelles. Notre éducation est un héritage de la Modernité et des valeurs intellectuelles qu’elle nous a laissé. Certes, il ne fait pas bon, dans un monde postmoderne, de mettre en avant des exigences intellectuelles très élevées. C’est en contradiction avec l’air du temps. Cependant, - cela fait partie de notre inconséquence - de fait, il faut bien remarquer que c’est exactement par ce moyen que nous pratiquons la sélection des meilleurs. Se servir des mathématiques comme d’outil de sélection n’est pas seulement une question de facilité (la correction d’un devoir de mathématiques a une réputation d’objectivité), mais c’est un choix qui vient de ce que nous privilégions avant tout les valeurs intellectuelles, sous leur aspect le plus formel. Platon avait mis au fronton de l’Académie « nul n’entre ici s’il n’est géomètre », mais il accordait aussi une grande importance à la culture physique et esthétique. Il évoque dans le Philèbe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l’importance de la vie mixte, ce qui ne fait pas de l’élan de la philosophie une ascèse. Platon plaçait au sommet du développement de l’humain le développement de l’intuition, l’art du raisonnement en vue l’acquisition de la sagesse. Nous autres, nous n’avons que faire de la sagesse, nous attachons surtout de l’importance au calcul, à la gestion, à l’organisation. Personne ne songerait aujourd’hui à tester la culture, la finesse de la pensée d’un candidat à une institution, par une dissertation de philosophie. Il nous semble normal de sélectionner les futurs médecins par des épreuves de mathématiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Nous sommes attachés aux acquis de la physique, aux prodiges de la génétique, aux développements de l’histoire et des sciences sociales. Nous sommes fiers de notre histoire intellectuelle. Ce serait un retour à la barbarie que d’y renoncer. Ce que nous souhaitons, c’est qu’il soit largement vulgarisé. Ce que nous souhaitons aussi, c’est que notre technique ne produise pas de désastre et qu’un supplément d’âme couronne notre savoir. Ce qui est une timide concession à l’espoir que notre savoir puisse servir à plus de sagesse et à moins de folie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Remarquons que les valeurs intellectuelles sont aussi soumises à la dualité et qu’il est très facile de les convertir en jugements moraux. Vérité/erreur, clarté/obscurité, cohérence/incohérence, objectivité/subjectivité savoir/ignorance, science/non-science etc. invitent une logique duelle et le passage de la discussion à la dispute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
f) Valeurs affectives :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Le petit meuble qui m’a été volé et que je tenais de ma grand-mère, j’y tenais. Vendu aux puces, il n’aurait pas rapporté grand-chose. Sa valeur n’était économique mais affective. Je tiens à la bague de ma mère, pour tous les souvenirs qui sont associés à cet objet, même si personne ne comprend que je puisse à ce point y être attaché. La valeur affective de l’attachement s’enracine dans la subjectivité pure : celle de l’ego et de ses appartenances, dans le contexte de ce à quoi je suis attaché. Mais les valeurs affectives sont aussi ce que nous partageons dans une culture. Il est clair que le concept de nation par exemple n’aurait aucun contenu si on lui enlevait les valeurs affectives qui lui sont liées. Nous ne pouvons comprendre un peuple, sans comprendre les valeurs affectives auquel il est attaché. Un anglais est anglais en vertu d’une fierté qui enveloppe une histoire insulaire, il ne se sent pas continental, il a un british sense des relations, d’une approche pragmatique des problèmes,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l’humour, de la référence à sa royauté etc. Un indien reste indien par son attachement aux valeurs spirituelles, fier d’une tradition plusieurs fois millénaire qui reçoit la diversité des religions comme allant de soi, avec des autorités qui restent proche de son cœur. L’italien est bien plus attaché à la valeur famille que le français. Nous sommes donc bien ici sur un terrain de valeurs affectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première de toutes les valeurs que l’on nomme c’est l’amour. L’amitié, le bonheur, la compassion sont des valeurs liée à l’affectivité auxquelles nous tenons par-dessus tout. Il est très difficile de préciser le contenu d’une valeur affective. Elle parle davantage au cœur qu’à l’intellect, mais elle commande aussi de manière plus forte et plus impérative. Les sociologues font remarquer que, dans la déliquescence des valeurs qui caractérise notre temps, il en est cependant une qui résiste tout et c’est l’amour. On l’a dit, jusque dans la mièvrerie la plus insipide, sans la valeur de l’amour, la vie se trouve privée de son sens et inversement, quand la valeur de l’amour est vivante, la vie s’épanouit dans la grandeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Les valeurs affectives ne sont pas rationnelles. Au niveau le plus élémentaire de l’expérience humaine, elles sont marquées par la dualité : attachement/haine, bonheur/malheur, amitié/inimitié, sensibilité/insensibilité etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Le jeu de la dualité dans le désir/aversion joue dans l’appréciation des valeurs. Ce qui est considéré comme une valeur par les uns, peut être considéré comme non-valeur par les autres, ou au moins être complètement relativisé . Les valeurs font l’objet de préférences personnelles, préférences qui peuvent être partagées par d’autres individus, mais sans recouper des communautés très précises. Ce qui change, c’est surtout la hiérarchisation des valeurs (texte) et en elles les préférences. Comme l’a très bien montré Shri Aurobindo, dans Le Cycle humain, on reconnaît l’homme-vital, à ce qu’il met au sommet de l’échelle des valeurs la réussite sociale et le profit, et en bas les valeurs esthétique et intellectuelles. L’homme-mental place au sommet les valeurs intellectuelles et les valeurs esthétique et en dessous, les valeurs économiques. L’homme-éthique porte au sommet de l’échelle des valeurs, les valeurs morales. La prévalence qu'il accorde par exemple à la responsabilité, à l'honnêteté ou à l'instruction l'oppose à la hiérarchie spontanée que construirait l'homme-vital.  Nos jugements de valeur font donc toujours référence à une échelle des valeurs qui est le reflet de ce que nous sommes Collectivement, les systèmes de valeurs sont des constructions complexes dont la géométrie est variable, à la fois dans l’espace (différence culturelle), dans le temps (différence historique). Ils sont changeants et ne font pas l’objet d’une unanimité, et cependant, ils ne sont jamais neutres. Ils requièrent de la part du sujet une implication affective et un appel direct à la sincérité. Nous pouvons avoir des opinions flottantes sur à peu près n’importe quoi et en changer comme de chemise ; par contre, sur le plan des valeurs, notre implication personnelle est bien plus ferme et assurée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B. Crise et renversement des valeurs &lt;br /&gt;
    Nous tenons à nos valeurs, nous savons faire preuve de rectitude, de constance, de fidélité envers nos valeurs. Nous disons que les valeurs donnent un sens à la vie ; les valeurs sont ce par quoi la vie prend un sens. Si les valeurs donnent un sens, la perte des valeurs est donc la perte du sens. Est-ce à dire que la vie n’a pas de sens par elle-même ? Les valeurs que l’on donne à la vie n’ont-elles aucun rapport avec elle ? Ou encore, n’est-ce pas parce qu’elles finissent par ne plus avoir de rapport avec la vie que les valeurs entrent en crise ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    1) Leibniz posait la question « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? ». Nous avons vu que Jonas, dans le Principe Responsabilité, répondait en disant que puisqu’il y a de l’être, il y a aussitôt une responsabilité à l’égard de ce qui est. Qu’il y ait de l’être implique, pour l’homme qui en a la garde, un devoir-être qui soutient, protège, promeut ce qui est dans la continuité du futur. Ce qui n’existe pas n’élève pas de revendication : « la revendication d’être commence avec l’être ». Or « toute vie revendique de vivre et peut être est-ce là un droit qu’il faut respecter ». C’est dans cette perspective ontologique que se situent toutes nos valeurs. Ce que Jonas entreprend de montrer, dans le cadre d’une ontologie qui opère un retour à Aristote, c’est qu’en un sens très précis, la Nature promeut déjà des valeurs. La Nature promeut des fins, cherche sa propre expansion et sa tendance naturelle la porte vers la promotion de la vie. « La nature cultive des valeurs, puisqu’elle cultive des fins et que donc elle est tout sauf libre de valeurs ». L’être se veut lui-même et la puissance par laquelle l’être se veut lui-même n’est rien d’autre que la Vie. La Vie se veut elle-même antérieurement à toutes les raisons que nous pouvons lui donner, car ce vouloir de soi est précisément son essence la plus intime. La Vie est la Valeur des valeurs. (texte)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Cependant, dans la représentation humaine, la fin est consciente et intentionnelle. Loin de se situer au cœur du vouloir le plus intime de la vie, en deçà de toute pensée, la fin, telle que l’homme se la propose, est posée par la pensée dans la représentation. La re-présentation est une présentation seconde, par rapport au surgissement premier de l’Être. Aussi, le sens de vie est-il celui que nous choisissons de lui donner, celui que nous voulons créer. Un système de valeurs n’est rien d’autre que la configuration conceptuelle de la manière dont nous représentons ce qui pour nous a sens.(texte)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Cependant, devant la vie, tous les systèmes de valeurs ne sont pas équivalents, de même, si toutes les créations de l’art sont artificielles, toutes ne sont pas pour autant grandioses. Notre représentation peut de ce fait donner naissance à des systèmes de valeurs qui en viennent justement à dénier toute valeur à ce qui est, ou à ramener la question de Leibniz à une réponse brutale : il vaudrait mieux qu’il n’y ait rien plutôt que quelque chose. Telle est la quintessence de ce que l’on appelle le nihilisme. Le choix du néant contre l’être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    2) Pourquoi choisirait-on le néant contre l’être ? Le nihiliste, par-devers lui pense ceci : parce que mesuré à la hauteur de nos désirs, l’être se révèle insatisfaisant, décevant et imparfait, parce que le monde est désespérément fini, que l’histoire ne semble mener nulle part, que notre savoir est pauvre et limité, parce que l’homme est imparfait. C’est donc que la « perfection » n’est pas de ce monde. Si le sens ne nous est pas « donné », tout sens n’est peut être qu’une illusion et une illusion qui doit être détruite. Plutôt rien que quelque chose d’imparfait. Comme le dit Jonas, on n’a encore « rien soustrait au nihiliste » en se contentant de dire qu’il y en ce monde le désir et la jouissance, l’attirance et la répulsion,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l’espoir et la crainte, les choses désirées et les choses non-désirées. Il pourra toujours rétorquer que l’existence est un drame pénible qui n’en vaut pas la peine et à ce compte, le néant serait plutôt une délivrance. (texte)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand une telle pensée rode dans la conscience collective, le nihilisme chuchote dans les oreilles des plus puissants et la maladie de la vie se répand. Il y a une perte des valeurs quand le sol semble se dérober sous nos pas et que le nihilisme vient miner de l’intérieur le rapport que l’homme entretient avec la vie. Le nihilisme est le sous-produit d’une pensée malade qui se pose à tout moment la question « à quoi bon ? », et « jusqu’à quand ?». Le nihilisme est présent lorsque la tentation du rien hante l’esprit, que la spontanéité créatrice fait défaut et que tout semble conspirer dans un inéluctable mouvement vers le néant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    a) Le nihilisme a incontestablement une signification historique. Il a partie liée avec le processus de développement même de la Modernité dans la civilisation occidentale. Alors que les modernes annonçaient pour l’humanité à venir une perspective heureuse de bonheur, de paix, de libération de l’effort, par le progrès indéfini de la moralité et de la culture, alors que la société industrielle prenait un essor prodigieux, Nietzsche lançait un cri d’alarme : « ce que je raconte, c’est l’histoire des deux prochains siècles. Je décris ce qui viendra, ce qui ne peut manquer de venir : l’avènement du nihilisme ». Le nihilisme accompagnait de façon souterraine le mouvement de l’Histoire et se traduisait par des formes de négations de plus en plus radicales. On peut parler de nihilisme actif, pour désigner les tendances qui prennent fait et cause pour le néant et en revendiquent la nécessité. On peut repérer la trace du nihilisme dans le cours du XXième siècle dans les idéologies les plus morbides que l’occident a pu produire. L’ombre portée du nazisme et de sa solution finale dans les camps d’extermination, les persécutions, la répression, des régimes totalitaires, la menace constante du terrorisme mondial, le recours délibéré à la guerre pour résoudre les problèmes, l’obligation imposée à des millions d’être humains de vivre dans la peur, dans un monde resserré à l’extrême, sans espoir d’une aube nouvelle, en sont des manifestations. Le nihilisme actif a été identifié dans les sciences par Husserl dans la Krisis, la Crise de la Conscience européenne sous la forme d’une crise des fondements du savoir. Il a été identifié dans les tendances de la conscience collective par Freud dans Malaise dans la Civilisation. L’audience phénoménale que reçoit à l’après-guerre la littérature de l’absurde avec ses thèmes de l’angoisse, de la nausée, de la contingence en est encore la confirmation dans la philosophie. C’est dans ce milieu que Sartre écrit L’Être et le néant. Il y a un fil conducteur évident entre La Nausée de Sartre, Voyage au bout de la nuit de Céline, En attendant Godot de Beckett et le théâtre Ionesco, la destruction comme idéal de l’art et de l’art comme idéal dans le mouvement Dada etc. La liste serait trop longue, mais les symptômes sont clairs. Nietzsche a voulu lui-même, en « philosophant à coups de marteau », être un champion du nihilisme actif. Il l’a été en proclamant « la mort de Dieu », en faisant le procès de la décadence de son siècle et en prenant violemment à parti le christianisme comme responsable de ce déclin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    b) On peut parler de nihilisme passif, pour désigner le phénomène collectif de dépréciation dans l’inertie des valeurs supérieures. (texte) Ainsi les journalistes titre devant des faits d’actualité en parlant de &quot;crise du sens », de « perte des repères », et un sociologue a même désigner l’ère postmoderne comme L’Ere du vide. Le nihilisme passif n’est pas spectaculaire. Il est insidieux. Il n’est pas l’apocalypse de la destruction du monde dont parle la religion, il n’exclut pas l’aisance matérielle, il n’exclut pas le la frénésie de l’action, ni la fuite éperdue et brillante dans le divertissement. Il est parfaitement compatible avec la société de consommation. Il ne fait qu’orienter toutes ses activités vers le rien. Le nihilisme passif c’est l’empire grandissant de l’inertie et de la négativité, et son glissement sur la pente de la mort, dans une transformation qui n’a d’autre finalité qu’un retour à l’état inerte. Il est là quand tout se consomme avant même d’avoir été utile, quand le mode d’action consommer-jeter devient omniprésent. Quand l’indifférence aux conséquences nocives de l’action est telle que toute le monde s’en fiche et que le laisser-aller et le laisser-faire est devenue une règle. Ou plutôt quand il n’y a plus de règles. Quand l’indifférence est partout. Quand on consomme l’amour, pour le jeter aussitôt, comme on mange des frittes en jetant le papier sur la pelouse. Quand on consomme des savoirs en classe, sans jamais s’y intéresser&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et que le professeur est devenu une sorte de distributeur automatique. Quand la littérature ne fait que servir des lieux communs, ce qui se dit et se fait, dans une totale complaisance, en jouant seulement sur l’effet. Quand l’art ne produit plus aucune nourriture pour la sensibilité, mais ne fait plus que jouer dans la surenchère de la provoc’. Quand le savoir ne nourrit plus l’esprit, mais remplit la mémoire et ne produit plus que l’ennui. Quand le climat intellectuel est morose et le reste. Comme le dit Jean Daniel : « quand on est sûr que demain sera pire qu’aujourd’hui. Et que l’on ne peut se raccrocher à l’espoir, ici et maintenant, demain et ailleurs, d’une société non pas idéale, non pas heureuse, mais simplement meilleure ». En bref, selon les paroles de Nietzsche, quand le dernier homme est parmi nous et qu’il est devenu l’un d’entre nous et nous tous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Que reste-t-il au dernier homme comme dernier souci ? Le souci de profiter. De profiter pendant qu’il en est encore temps. Francis Fukuyama, dans La Fin de l’Histoire et le dernier homme dit ceci : « Un chien est heureux de dormir au soleil toute la journée, pourvu qu’il soit nourri, parce qu’il n’est pas insatisfait de ce qu’il est. Il ne se soucie pas de ce que d’autres chiens fassent mieux que lui, ou que sa carrière de chien soit restée stagnante ». Il ne fait que commenter Nietzsche et le rapprocher de Tocqueville. Il veut dire que l’achèvement universel de la démocratie revient à réhabiliter le retour à l’animalité. La vie démocratique sera achevée quand l’existence de l’homme quand « sa vie finira par ressembler à celle du chien ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Nous entendons parler tous les jours dans les média des « valeurs démocratiques ». Nos politiques se font fort de donner des leçons de morale et d’insister sur leur attachement aux « valeurs démocratiques ». Mais les esprits les plus perspicaces savent entendre à quel point ce discours est vide. Alan Bloom, l’auteur de L’âme désarmée, remarquait il y a peu, à quel point cette incantation était creuse. C’est un discours de la langue de bois. C’est un discours somnifère pour les masses. Dès que l’on parle réellement de valeur, on sous entend un système de valeurs, au sens fort, une morale, une idéologie ou même une religion. La démocratie n’est rien de toute cela. C’est un régime politique qui a une spécificité : le foisonnement et la relativisation de toutes les valeurs. La démocratie rend possible le foisonnement, elle rend possible le creuset dans lequel on peut fonder un nouveau modèle de valeurs. Elle n’est pas un modèle de valeurs. La démocratie, contrairement à l’aristocratie, aux régimes autocratiques, est l’absence de valeurs instituées. Elle n’est ce qu’elle est que parce qu’elle nie tout autre loi que celle de la volonté générale. Par conséquent, se servir d’une formule du genre «les valeurs démocratiques », c’est oublier ce que signifie justement la démocratie. Le pouvoir donné au peuple. C’est seulement en démocratie qu’il n’y a plus de valeur en dehors de celles que choisissent librement les individus. C’est seulement dans le cadre général de la démocratie que toutes les valeurs se relativisent et deviennent respectables. Mais comme l’inertie même y prévaut, il faut bien s’attendre à ce que la valeur la plus communément partagée, parce qu’elle est justement lesté du « commun », soit celle du consensus et du dernier homme. La vie de chien gras, somnolent et repu. La démocratie devait accoucher de la postmodernité. Comme elle peut aussi accoucher de la cosmodernité, si elle ne vire pas à la dictature larvée ou au totalitarisme nationaliste et intégriste. C’est un choix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    3) C’est un choix qui est en relation intime avec la vie, avec ce que nous choisissons d’être en montrant par là qui nous sommes et ce que nous sommes capable de créer. Ce qui nous ramène invariablement à Nietzsche. Si Nietzsche est un auteur tortueux et complexe, c’est qu’il ne se contente pas d’effectuer, en psychologue, un diagnostic sur son époque et sur les temps à venir. Cette position imposerait une neutralité, la lucidité, sans le cynisme. Il entend apporter une contribution majeure au &quot;renversement des valeurs &quot;, Umwertung aller Werte, qui doit permettre, dans son langage, l’avènement du « Surhomme » qui viendra après le dernier homme. Dans Ainsi parlait Zarathoustra, il y a un passage célèbre où la métamorphose de l’itinéraire vers l’Homme le plus élevé est résumée dans le passage du chameau, au lion, puis du lion à l’enfant. Le chameau est la figure de l’homme qui porte le devoir comme une lourde charge, dont la rectitude est un&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fardeau où il trouve sa joie dans l’humiliation. C’est la « tartuferie morale du vieux Kant ». Mais l’esprit doit se hâter vers son désert et se transformer en lion. Le lion refuse le « tu dois !» et affirme le « je veux !». Il doit affronter le grand dragon sur le dos duquel brilles les écailles les valeurs. Les valeurs sont millénaires. Le dragon dit qu’il n’y a pas de «je veux !», mais seulement un « tu dois !». Le lion doit accomplir la terrible tâche de trouver arbitraire et non-sens jusque dans les valeurs. Il doit les renverser. Cependant, le conte ne s’arrête pas là. En fait, dans la personne de Nietzsche il s’arrête bien là, puisque Nietzsche a dit clairement qu’il aurait voulu être le plus grand des affirmateurs, mais qu’il n’a pu aller jusque là, et est resté le plus grand des négateurs. Le lion doit se transformer en enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Seul l’enfant affirme, crée, seul la spontanéité de l’enfant peut créer des valeurs sans les subir comme le chameau. L’enfant dit Oui à la Vie telle qu’elle est, l’enfant dit Oui à la puissance magistrale du Devenir. L’enfant est recommencement perpétuel et l’oubli, l’enfant est le Jeu éternel de la création. Seul l’enfant peut faire advenir une aube nouvelle. L’enfant peut être le créateur d’une vie nouvelle dont les valeurs ne seront pas séparées de la vie, mais au service de la Vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    C’est à partir de cette grille d’interprétation que Nietzsche lit toute l’histoire de la philosophie. C’est ce qui explique les condamnations sommaires qu’il effectue. Il s’en prend à Platon, parce qu’il y voit une division entre la vie réelle et un arrière-monde, le monde intelligible. Il qualifie le christianisme de « platonisme pour le peuple » pour la même raison, parce que le christianisme prône une fuite dans un arrière-monde et dénie la valeur de la Terre. Nietzsche ne manque pas de jugements à l’emporte-pièce pour expédier toute la métaphysique occidentale, rejetée pour la division qu’elle aurait effectuée entre la vie et la représentation. Son but est de montrer que l’individu doit s’accomplir ici bas, en restant « fidèle à la Terre », sans projection idéaliste dans un arrière-monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Nietzsche définit l'idéologie comme un ensemble de jugements de valeur Wertschätzungen. Il appelle morale toute système de jugements de valeurs en relation avec les conditions d’existence d’un être. Qu’est-ce qui fonde réellement la valeur ? Qu’est-ce qui enracine la valeur dans la Vie ? Pour le comprendre, il est indispensable d’appréhender la Vie, non pas à partir de la biologie, mais essentiellement dans une phénoménologie de la Vie. La Vie est un Soi qui cohère avec soi et s’éprouve dans les modalité affective de son expérience, de la souffrance à l’extase, de la joie à la tristesse, de la peur à l’envie, de la force à la faiblesse. Cette puissance qui est source de toute affirmation de la vie par elle-même, Nietzsche la nomme Volonté de puissance. Comme l’explique Michel Henry dans La Généalogie de la psychanalyse, il y a chez Nietzsche trois sens de la valeur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    1- En premier lieu la volonté de puissance est valeur en tant que l’originel accroissement de soi  en lequel l’être s’édifie intérieurement et se produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    2 -Valeur en second lieu sont les titres sous lesquels cette œuvre intérieure de l’être est exposée : force (en tant qu’hyperpuissance), débordement, surabondance, noblesse, égoïsme, oubli, beauté, bonté, vérité, tout ce qui est positif (avec comme corrélat l’horreur du négatif), soit les déterminations ontologiques de la vie, tout ce qu’elle trouve en soi, et pour autant que cet acte de trouver est l’ivresse, ne peut s’empêcher de changer et de louer la célébration de soi (nous les nobles, les bons, les beaux, les heureux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    3- Valeur s’entend enfin en un troisième sens, désignant alors tout ce qui dans le monde de la représentation est représenté par la vie comme susceptible de favoriser et d’accroître son essence, à savoir l’accroissement de soi ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Toute la question du renversement des valeurs tient donc à la relation entre la Vie et la représentation. La primauté absolue et la prééminence fondamentale réside dans la Vie elle-même. Il n’y a de valeur que dans la vie, par la vie et que pour elle, pour autant qu’elle se donne à elle-même, qu’elle s’éprouve elle-même, qu’elle se connaît et crée les conditions de son accès à une conscience plus élevée d’elle-même. « Les valeurs en tant que représentation des conditions de l’accroissement de soi… ne signifient nulle part le primat… de la représentation … bien au contraire réaffirment-elles partout sa dépendance à l’égard de la vie ». Quand la valeur devient un idéal coupé de la vie, détaché de son pouvoir le plus intime, elle engendre l’asservissement. Quand le système des valeurs humilie le Soi, sans jamais l’honorer, il devient morbide. Quand il tue la grandeur, quand il se complaît dans la médiocrité, la trivialité, la bassesse, il n’honore pas le Soi, il l’aliène. Il choisit en définitive le néant contre l’être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. La vie, les valeurs et le sens de l’éducation&lt;br /&gt;
    Il est vrai que la vie n’a pas de « sens », parce que le sens posé dans la représentation est seulement représentation de la Vie. Le but de la Vie est précisément de vivre. La Vie s’accomplit dans sa propre expansion et sa propre jouissance de soi. Mais cela ne signifie pas, bien au contraire, que toute valeur donnant un sens à la vie soit arbitraire. Le service de la Vie est la tâche la plus haute et la plus noble et un système de valeurs doit savoir l’incarner. Il ne doit pas devenir un carcans, un dépotoir de préjugés, une promesse pour un ailleurs, cautionné par on ne sait quelle malédiction. Ce dont la religion la trop souvent montré l’image, elle qui n’a su que faire un Dieu à l’image de l’homme ou pour le dernier homme. Comme si l’unique fonction d’un système de valeur n’était que de tenir le chien en laisse. Ce qui justifie les critiques de Nietzsche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    1) Un système de valeur est l’expression de ce que nous sommes et de notre rapport intime avec la Vie. Ainsi, pour Michel Henry, le vrai nom de la crise des valeurs qui traverse notre civilisation s’appelle la maladie de la vie. Et quand la maladie de la vie attaque une civilisation, celle-ci s’oriente vers La Barbarie. Titre d’un texte phare de Michel Henry. La maladie de la vie qui consume notre époque se développe dans des pratiques, toutes marquées par la projection dans l’évasion. « La fuite de soi est le titre sous lequel on peut ranger presque tout ce qui se passe sous nos yeux ».L’hyperactivité ne concerne que le système social et sa frénésie habituelle, il a cessé decoïncider avec le don de soi d’un investissement pathétique. Nous voyons autour de nous dans quel état désemparé se trouve notre jeunesse. Quand l’actuel impose son diktat et qu’il n’est plus compris à la lumière des valeurs spirituelle, l’imagination et l’intelligence ne sont plus développées que dans le sens de l’utilité pratique ou de la projection dans l’imaginaire. L’enfant n’a d’autre issue devant lui que de grandir dans un monde artificiel, qui fait tout pour le dispenser d’une interrogation vivante sur le sens des événements et le sens des choses. L’étude se borne au choix d’une carrière et encore, ce n’est pas un choix, car en fait, on ne fait que suivre le marché du travail. La connaissance n’est plus développée pour elle-même, en direction de l’enrichissement de soi. La création artistique n’est pas perçue comme une expression magnifiée de soi, mais n’est plus qu’un divertissement. Le travail a perdu toute attache dans la réalisation de soi. Le travail devient technique et dépersonnalisé. Ce qui dès lors commande la finalité des entreprises, ce n’est plus que la production de masse. Partout se répand une unique orientation dans le sens de l’efficacité et de l’habileté purement technique. Le concept de « performance » devient une valeur et on prétend dispenser des cours pour former la « personnalité », alors qu’il ne s’agit à tout prendre que d’inculquer le sens des affaires. Les relations sociales sont ramenées à des relations de droits ou à des relations fondées sur l’intérêt purement matériel. Ce qui relie n’est plus la relation de soi à soi de la complétude qui donne et se donne, mais l’échange marchand, sa comptabilité, ses investissements, ses calculs, ses fourberies, son hypocrisie, ses secrets et ses mensonges. Plus personne ne sait ce que signifie une relation humaine authentique, honnête et juste, une relation ouverte à autrui et dans laquelle on donne de soi. Tout le temps que nous passons avec les autres est d’abord compté et escompté dans le temps psychologique. Exit la dimension existentielle de l’instant. Le temps, c’est un décompte de périodes, avec des obligations et des échéances. La valeur des objets c'est leur valeur marchande. Que dire des personnes, puisqu’elles sont dans ce contexte ramenées à leur fonction, et leur pouvoir mesuré à la solvabilité de leur compte en banque !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Toutes les valeurs postmodernes s’organisent autour d’une valeur matrice, celle de la consommation. Un médecin qui sert le bien-être des hommes, est de ce fait moins « honoré », ce qui veut dire « rémunéré », qu’une vedette de sport ou du show business. L’art, dans ce qu’il a de plus élevé, dans son aptitude à toucher la sensibilité, jeter une lumière sur l’existence humaine, appartient à un monde à part, un monde autre que celui de la vie, un monde de spectacle. La philosophie est communément perçue comme une entreprise vaine et inutile. Celui de se poser des questions là même où communément plus personne n’en pose. Comme si était implicitement admis un contrat tacite selon lequel il est inutile de penser, inutile de s’interroger. Du moment que les rayons du supermarché sont pleins, et que les programmes télé sont attrayants, on est forcément dans le meilleur des mondes possibles. On peut donc dormir sur ses deux oreilles et se dispenser de toute réflexion. La grande majorité des adultes dans notre société n’ont pas lu un bon livre depuis des années, mais par contre, ils peuvent vous réciter par cœur le programme télé pour toute la semaine. Ce qui est très caractéristique de notre époque, « faisant d’elle une barbarie d’un type encore inconnu, c’est précisément d’être une société privée de toute culture et subsistant indépendamment de celle-ci ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Que dire, dans pareil contexte, de valeurs telles celle de la famille ? Elle est très souvent perçue dans ses aspects négatifs : son rapport de dépendance, la restriction de la liberté qu’elle impose, les intérêts divergents qui s’y affrontent. La donation joyeuse de la richesse affective est perdue de vue. De même, on ne cautionne la relation de couple, que sous la condition d’une garantie de sécurité, d’investissement sexuel et financier. Cela s’appelle le mariage. Ce que l’on appelle « amour », dans les chansons que l’on entend au supermarché, est en fait un attachement égocentrique qui tue l’épanouissement de soi et interdit la générosité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Bref, quand elle a perdu toute dimension spirituelle quand la vie humaine n’a plus d’autre valeur que matérielle, toute évaluation passe par des considérations économiques. Le bonheur devient une valeur économique qui se consomme comme le reste et se mesure à ce que l’on est à même de posséder, d’exhiber, il se résume à la sécurité économique, le confort et la jouissance matérielle. Le chien est heureux quand sa niche est confortable et que sa gamelle est remplie tous les jours. Il se tient tranquille. S’il se révoltait, il sentirait la laisse qu’il a acceptée avec le collier : la réprobation diffuse du qu’en dira-t-on, le diktat de l’opinion, la pression de l’économie, les imprécations de la religion, la sévérité de la loi, la force de la police, etc. Autant rester tranquille. Pour tous les paumés du système, pour ceux qui ne peuvent pas accéder à la jouissance matérielle, que reste-t-il ? Y a-t-il une autre issue que la marginalité ? L’évasion nihiliste dans la contre-culture ? La dérision systématique ? Le sabotage et la casse ? La toxicomanie et la délinquance ? Que faut-il faire quand la vie n’a plus de sens que celle d’une survie sans espoir et sans lendemain ? Se laisser gagner par la nausée et entraîner quelqu’un d’autre dans sa chute ? Décrocher le fusil du râtelier et tirer au hasard dans la rue? Le vide spirituel ambiant est aspirant, comme la déglutition du lavabo dont parle Sartre pour désigner l’intimité. Aspirant, déprimant et désespérant. D’autant plus qu’économiquement, il est dans l’intérêt des multinationales qu’il perdure, car il rapporte. Quand on est déboussolé, on consomme n’importe quoi. Pour compenser. On est prêt à trouver une valeur absolue à n’importe quel gadget, n’importe quel leurre bombardé dans une campagne de publicité. Moins la vie a de sens, plus on consomme. On ne sait plus quoi ni pourquoi, mais la pulsion de toute manière est réactivée par le milieu en permanence et il n’est pas possible d’y échapper.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) Il n’y a pas à s’étonner en conséquence de la résurgence permanente de la violence dans un monde où les valeurs spirituelles ont été perdues, car elle ne fait que manifester la frustration dans laquelle la vie se trouve maintenue. Nous sommes dans un monde où la colère et la rage contenue n’attendqu’une délivrance. Ce n’est pas une violence idéologique ou guerrière mais une clameur de souffrance et d’impuissance. Ce que, dans son for intérieur, la vie cherche, c’est d’être pleinement vécue dans ses multiples potentialités phénoménologiques. Ce que la vie veut se donner, c’est l’épanouissement entier de son propre pouvoir ; ce vers quoi elle tend, c’est toujours une création consciente d’elle-même. C’est précisément le rôle des valeurs spirituelles que de libérer la création de soi par soi. C’est seulement dans les valeurs spirituelles que la relation consciente s’établit entre le soi et la vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il appartient à l’éducation de prendre en charge la compréhension des valeurs spirituelles, en permettant à chacun de les redécouvrir par lui-même. C’est à l’éducation de rendre possible la création très tôt d’un système de valeurs chez l’enfant. L’enfant doit pouvoir explorer les valeurs, les comprendre, les rendre fonctionnelles dans sa propre vie et il doit aussi pouvoir les remettre en question. Malheureusement, notre éducation actuelle reste factuelle. Elle se borne à l’instruction. Elle ne prend pratiquement pas en compte les valeurs. Elle inculque un savoir. Elle ne revient pas sur les décisions fondamentales qui sont à l’oeuvre dans une société. Elle dit très peu de choses sur le système des valeurs de la société, alors même que celui-ci ne doit jamais être accepté comme fait, puisqu’il relève de choix résultant de jugements moraux. L’enfant devrait pouvoir se poser des questions sur les choix que les hommes ont effectués dans le passé, et exprimer son accord ou son désaccord. Il est extrêmement important qu’il reçoive le choix pour lui-même, qu’il comprenne qu’il est possible de faire des choix différents et que les hommes du passé ont pu commettre des erreurs. Fallait-il lâcher une bombe sur Hiroshima et Nagasaki ? C’était une décision avant d’être un fait, une décision motivée par un système de valeurs. Une éducation intelligente est fondée sur les valeurs et pas seulement sur les faits. Elle prend soin d’attirer très tôt l’attention sur le système des valeurs. L’enseignement traditionnel le savait et c’est pourquoi on se servait admirablement des contes, des légendes, des histoires populaires. Cela permettait de mettre au jour le système des valeurs qui est en amont de toute décision en société. Nous avons sous-estimé l’importance de cette éducation. Nous voulions une éducation « scientifique », ce qui impliquait une éducation factuelle. Nous avons condamné des générations au faitalisme, et au refus de considérer les choix en valeur. Nous avons rejeté les traditions spirituelles en prétextant qu’elle contenait trop de moralisme. Deux erreurs : L’éducation n’est pas seulement factuelle et le moralisme n’est pas le sens vrai d’un enseignement spirituel. Il ne s’agit pas dans l’éducation au valeurs de « faire la morale » à la jeunesse, mais de lui permettre de comprendre comment fonctionne le système de valeurs dans lequel la société est fondée. Il ne s’agit pas de justifier ou de condamner par avance, mais de donner tous les éléments de compréhension nécessaire pour que chacun puisse par lui-même recréer le sens des valeurs, au lieu de seulement de s’y conformer ou de les rejeter en bloc. Le système de valeurs d’une société est avant tout un choix de société. Il est par essence changeant et relatif et nous en sommes tous les cocréateurs. Nous pouvons très bien choisir un avenir différent en prenant appui sur des valeurs différentes de celles qui ont eu cours dans le passé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Allons plus loin. Si nous voulons pour le futur un monde différent, si nous voulons un monde plus libre, plus heureux, plus respectueux de la vie, un monde dans lequel la vie se sente en quelque sorte davantage chez elle, parce que chez Soi, il nous faudra promouvoir d’autres valeurs que celles qui ont eu cours jusqu’à présent. S’il doit y avoir un dépassement de la postmodernité, dans la cosmodernité, il faut au minimum donner dans l’éducation une importance fondamentale à trois valeurs essentielles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a) La conscience. Une société éclairée est faite d’individus conscients. Elle n’est pas un troupeau somnolent gouverné par quelques uns, prenant toutes les décisions à sa place. Tout ce qui peut être fait dans le sens du développement de la conscience est utile. Un être humain devrait grandir dans la conscience, car c’est précisément l’expansion de conscience qui le fait grandir. Tout ce qui est favorable à l’éveil et à la lucidité permet l’accès  une vie plus grande et plus libre, mérited’être encouragé. Toute ce qui contribue à l’enténèbrement de l’esprit, à l’abrutissement collectif, à la crétinisation des masses devrait être évité. C’est déjà une bonne mesure de nos décisions que de se demander si elles vont dans la direction d’une conscience plus élevée, ou d’une conscience moindre. Ajuster nos décisions sur la valeur de la conscience aurait une incidence extraordinaire sur la portée de nos actes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
b) L’honnêteté. Une société éclairée est faites d’individus ayant un sens élevé de l’intégrité et pour qui l’honnêteté est une valeur fondamentale. L’honnêteté est cohérence avec soi. Nous ne pouvons être honnête envers autrui qu’en étant  honnête envers nous-même. L’honnêteté signifie que l’extérieur reflète fidèlement l’intérieur, elle consiste à dire ce que l’on pense et à faire ce que l’on dit, sans distorsion. Si je dis ce que je suis, sans restriction, honnêtement, alors je n’accorde plus de réalité à ce que j’ai pu construire auparavant par illusion ou par peur. La simplicité prend la place de toute ce que j’avais mis en avant et cru obligatoire et je passe de la peur à la confiance en mettant en conformité l’extérieur et l’intérieur. La simplicité est la demeure dans laquelle le sujet maintient son expérience de lui-même. Le lieu de la coïncidence avec soi dans laquelle précisément toute vie se rencontre. L'honnêteté élimine toute hypocrisie ou artificialité dans la relation, elle élimine ce qui est générateur de confusion et de méfiance dans la relation. Par suite, l’honnêteté se traduit dans le fait de ne jamais employer à mauvais escient ce qui nous a été confié. L’honnêteté est une contribution directe à l’intégrité, car précisément elle permet que l’intérieur se reflète fidèlement à l’extérieur restant un, sans division. L’honnêteté est valeur en ce qu’elle contribue à la construction d’une stabilité intérieure et fournit un fondement à une estime de soi qui ne dépend pas du jugement d’autrui. Comme la conscience, elle contribue à l’auto-référence qui donne son assise profonde à l’autonomie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
c) La responsabilité. Une société éclairée est faites d’individus qui ont en sens élevé et étendu de la responsabilité. Être responsable veut dire avoir de la sollicitude à l’égard de ce qui nous est confié et dont nous avons la garde, depuis celle de l’enfant dont nous devons nous occuper jusqu’à ce qu’il devienne adulte, jusqu’au soin que nous accordons au-delà de notre famille, à notre voisinage et de là jusqu’à la Terre entière dont nous souhaitons la protection. La responsabilité implique avoir conscience des conséquences de nos actes au-delà de la recherche d’une satisfaction immédiate. Cela veut dire aussi avoir conscience que rien n’est séparé, que toute décision nous engage et que nous sommes embarqués sur cette Terre le même bateau. Eduquer dans l’enfant la valeur de la responsabilité l’amène à reconnaître les implications lointaines d’une action et à regarder le monde comme sa famille élargie. L’éducation à la responsabilité décloisonne les visées à courte vue de l’ego en leur offrant une perspective illimitée. La responsabilité invite chacun à prendre en main les rennes de son existence et à accorder un soi à tout ce qui rendre en relation avec notre propre existence. Elle invite l’adulte à se déposer sur les épaules de l’enfant le soin de faire ses propre choix, au lieu de les faire à sa place. Le soin de ne pas cacher ou détourner les conséquences de l’enfant. Elle donne à la lucidité une portée concrète dans l’action en maintenant la flamme de l’attention au cœur de toutes nos décisions.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Les valeurs diffèrent des normes. Elles sont l’objet d’une préférence subjective en vue d’une fin que nous estimons digne d’être poursuivie. Les valeurs ne sont pas pour autant des désirs égocentriques, elles s’inscrivent dans la perspective d’une communauté. La communauté de ceux qui sont attachés aux mêmes valeurs. Les normes relèvent d’un consensus social qui possède un caractère d’obligation. La valeur se situe sur le plan de la raison privée, la norme se situe sur le plan de la raison publique. Elle est directement en jeu dans le droit et le fonctionnement des institutions. Dans notre monde contemporain, la relation entre valeurs et normes fait problème. Nous raisonnons comme s’il était justifié de séparer les préférences individuelles et la fonctionnalité juridique. Les normes sociales ne sont pas séparables du système de valeurs à l’œuvre dans une société, mais elles sont davantage avancées dans le consensus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Toutes les valeurs ne sont pas morales, même s’il est vrai qu’effectivement les valeurs morales ont une place privilégiée dans nos systèmes de valeurs. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que notre époque connaît une crise profonde qui atteint de plein fouet les repères de nos valeurs. Une crise qui se traduit par une incapacité de parvenir à les fonder en raison de manière satisfaisante. La crise des valeurs est une crise de la représentation des valeurs dans sa relation intime avec la vie. Elle nous confronte avec la situation indépassable dans laquelle la Vie découvre que sa propre justification n’est qu’elle-même et ne dépend d’aucune représentation. La crise des valeurs nous ramène à l’essence pathétique de la Vie, dans sa puissance de manifestation, son auto-accroissement, son expansion, sa perpétuelle donation à soi et sa jouissance de soi. C’est dans l’intériorité la plus vive que se situe la dimension spirituelle de la Vie. Il y a des valeurs qui servent la vie, d’autres qui la desservent. Il y a des valeurs qui contribuent à son auto-développement, d’autres qui deviennent un carcan et une prison. Notre éducation ne devrait pas dédaigner l’enseignement des valeurs, car le monde économique lui ne les oublie jamais et il aura tôt fait de remplacer ce que nous aurons négligé. C’est notre propre négligence que nous contemplons aujourd’hui avec des yeux effarés, dans le sentiment que tout fout-le-camp et qu’il n’y a plus de valeurs. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Notre société</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/12/11/notre-société.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-12-11:42108</id> <updated>2007-12-11T12:49:03+01:00</updated> <published>2007-12-11T12:49:03+01:00</published>   <category term="débats, conférences"/>   <summary> On entend un type de discours assez souvent dans notre société &quot;moderne&quot;,...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  On entend un type de discours assez souvent dans notre société &quot;moderne&quot;, c'est  celui de l'arrogance des technocrates&lt;br /&gt;
 qui privilégient l’action efficace et rentable à la réflexion. C’est ce qui fait dire à certains :&lt;br /&gt;
 « ils feraient mieux de faire du secrétariat et de la comptabilité au lieu de faire de la philosophie » ! ! &lt;br /&gt;
Sous-entendu qui revient à dire : « faites en sorte qu’ils ne réfléchissent pas trop, mais deviennent des travailleurs efficaces, des techniciens compétentes, des citoyens obéissants ». Cela fait aussi penser au mot de Taylor devant la plainte d’un ouvrier à la chaîne, qui n’arrivait plus à penser : « vous n’êtes pas payé pour penser, il y en d’autres qui sont payés pour ça » ! Au fond, pour Calliclès, dans une société bien rodée, il faut que l’individu soit un rouage bien huilé et dans la postmodernité, un consommateur docile, qui ne se pose pas de questions, mais obéisse. Il est dans la même optique tout à fait souhaitable que le politique non plus ne se pose pas de question, mais agissent en manager efficace, pour faire tourner cette entreprise qu’est la société, tout en se réservant les moyens de préserver son pouvoir, de se ménager une vie de luxe, de plaisir variés, une vie où la liberté est enfin devenue licence. Evidemment, explique Calliclès, cette manière de vivre n’est pas à la portée du vulgaire, à la portée du peuple. Mais qu’est ce qu’un homme qui a entre les mains le pouvoir,&lt;br /&gt;
 peut bien devoir à la morale du peuple ? Il n’est pas bon que le peuple soit libre.&lt;br /&gt;
 La liberté est un privilège des forts. Que les plus faibles servent les plus forts et la société sera ordonnée !&lt;br /&gt;
 C’est pour le peuple que l’on a inventé la « morale » et la « sagesse » et la « religion ».&lt;br /&gt;
 La morale est une invention arbitraire des faibles pour se protéger des forts. &lt;br /&gt;
La sagesse, c’est un catalogue de règles de vie pour les impuissants.&lt;br /&gt;
 La religion, c’est l’opium du peuple, comme le dit Marx. &lt;br /&gt;
Quand on a la puissance, quand on la richesse et le pouvoir, on se moque de la morale et de la sagesse &lt;br /&gt;
et on n’a que faire de la religion. On satisfait ses désirs et on méprise ces histoires à dormir debout&lt;br /&gt;
que racontent les philosophes et les prêtres, on n’a que sarcasme pour ces espèces de recommandations&lt;br /&gt;
 prudentes adressées aux faibles que sont les paroles de sagesse ! L’homme fort ne connaît qu’une loi,&lt;br /&gt;
 la loi du plus fort et il n’a que mépris pour la justice, la morale ou la sagesse.&lt;br /&gt;
Ou plutôt, il est assez rusé pour dire : oui, la justice, la morale, la sagesse, la religion, &lt;br /&gt;
c’est très bien pour le peuple¸ mais au fond de lui-même, il est assez malin pour penser le contraire sans se laisser duper et ne suivre que ses désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Cela signifie qu’en définitive, l’homme fort selon Calliclès vit,&lt;br /&gt;
 pense et décide à partir d’une représentation cynique de la vie et s’y tient.&lt;br /&gt;
 Il est inutile d’ajouter combien le Calliclès de Platon serait au fond très à l’aise dans notre monde postmoderne &lt;br /&gt;
ou le cynisme et dérision font si souvent bon ménage.&lt;br /&gt;
 Se moquer des philosophes est dans le ton de notre époque.&lt;br /&gt;
 Ricaner à la seule évocation de la sagesse est une attitude banale.&lt;br /&gt;
 Rigoler grassement sur le dos des philosophes est en effet la seule attitude qui convienne, &lt;br /&gt;
pour nous maintenir dans notre soucieuse insouciance, ou dans notre arrogance de prédateur &lt;br /&gt;
dans la jungle économique. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Conférence Association Emmaüs</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/12/11/conférence-association-emmaüs.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-12-11:42107</id> <updated>2007-12-11T12:41:01+01:00</updated> <published>2007-12-11T12:41:01+01:00</published>   <category term="débats, conférences"/>   <summary> COMMUNIQUE DE PRESSE   
 
Conférence-débat avec Florence Weber, Professeur...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  COMMUNIQUE DE PRESSE  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence-débat avec Florence Weber, Professeur de sociologie &lt;br /&gt;
à l’Ecole normale supérieure Le travail au noir : une fraude parfois vitale ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
         &lt;strong&gt;Mercredi 30 janvier 2008 à 14 h 30Ecole normale Supérieure, &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
         &lt;strong&gt;amphithéâtre Jules FerryEntrée au 29 rue d’Ulm, 75005 Paris, RER B Luxembourg  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette conférence-débat s’inscrit dans le cycle des conférences débats de l’Association Emmaüs&lt;br /&gt;
 et de Normale Sup’ « La rue ? Parlons-en ! ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois par trimestre, l’association invite des personnalités&lt;br /&gt;
 issues de la recherche en sociologie, psychiatrie, philosophie, anthropologie, histoire, etc.&lt;br /&gt;
 afin de rapprocher la réflexion de type universitaire des réflexions relatives à l’action sociale&lt;br /&gt;
 menée sur le terrain.  &lt;br /&gt;
Ces conférences-débats sont gratuites, ouvertes à tous et sans inscription préalable :&lt;br /&gt;
 grand public, travailleurs sociaux, bénévoles, militants… &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Chaque conférence-débat fait l’objet d’une publication aux Editions Rue d’Ulm &lt;br /&gt;
sous la forme d’un petit livre vendu 5€ en librairie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                &lt;strong&gt;Contact presse : Virginie Le Torrec tél. 01 44 82 77 08 &lt;/strong&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Lâchez prise</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/11/07/lâchez-prise.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-11-07:39476</id> <updated>2007-11-07T16:26:45+01:00</updated> <published>2007-11-07T16:25:00+01:00</published>   <category term="santé zen"/>   <summary>     Comment revenir au lâcher prise et se détendre?  
 
 Les pressions de...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  &lt;a href=&quot;http://zenitude.blog50.com/images/medium_soleil-anime.2.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://zenitude.blog50.com/images/medium_soleil-anime.2.gif&quot; alt=&quot;medium_soleil-anime.2.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Comment revenir au lâcher prise et se détendre?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Les pressions de la vie actuelle engendrent un stress quelque fois difficile à gérer.&lt;br /&gt;
Les conséquences se font ressentir sur votre état de santé, mais aussi sur votre comportement : &lt;br /&gt;
agressivité, impatience, lassitude en sont des exemples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les ages sont touchés :&lt;br /&gt;
- Les adultes sont confrontés au stress de la vie professionnelle ou familiale&lt;br /&gt;
- Les adolescents, aux examens et découvertes de la vie&lt;br /&gt;
Certains compensent avec sucrerie, tabac, un besoin excessif d'affection, etc. &lt;br /&gt;
D'autres prennent le chemin des tranquilisants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le mot STOP vient à votre esprit, vous avez besoin d'une aide.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
1/Les techniques de  Sophrologie sont utilisées afin de cerner le problème, trouver une solution rapide, dynamique &lt;br /&gt;
et adaptée à chaque personnalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sophrologie permet de retrouver le calme et la confiance en vous, vous positivez et regardez la vie sous un autre angle.&lt;br /&gt;
 Bien dans votre peau, vous maîtrisez mieux les situations ou événements au quotidien. &lt;br /&gt;
Vous pouvez, si vous le désirez, vous libérer alors de vos dépendances. Grâce à la respiration, vous retrouvez le calme, vous apprenez à &quot;vider&quot; votre tête pour mieux dormir. Le sommeil vous permet de vous ressourcer. &lt;br /&gt;
Toutes ces facultés sont en vous, il vous suffit de ré-apprendre à les utiliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sophrologue est un guide qui vous apprend à redresser votre comportement. Il est, en quelque sorte, le professeur de gym de votre cerveau. &lt;br /&gt;
N'attendez pas de miracle de la part de votre sophrologue : il ne fera pas cette gymnastique à votre place. &lt;br /&gt;
Si vous le voulez bien et si telle est votre décision, vous avez en vous la clé de votre réussite. &lt;br /&gt;
L'aide précieuse de votre sophrologue vous sera alors acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Relancer un processus de communication pour identifier le problème&lt;br /&gt;
- Accéder aux ressources de son inconscient&lt;br /&gt;
- Trouver sa propre solution en respectant ses capacités et ses valeurs&lt;br /&gt;
- Ré-apprendre les choses simples : calme, confiance, équilibre, recul, maîtrise&lt;br /&gt;
- Ecraser une information inadéquate par un programme plus adapté&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2/Technique de digito-pression : C'est à dire, pression avec la main et acupuncture avec les doigts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu de la médecine orientale, le shiatsu utilise la philosophie du Yin et du Yang associé aux cinq éléments (terre, eau, métal, bois, feu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le shiatsu est préventif, son but est de vous garder en bonne santé, de vous tonifier et de relaxer le corps et l'esprit.&lt;br /&gt;
 Il soulage des tensions et raideurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre corps est parcouru par la circulation sanguine, lymphatique et par 14 méridiens où circulent l'énergie vitale&lt;br /&gt;
 reliée aux principaux organes. Si différents blocages perturbent cette circulation, il se produit des déséquilibres&lt;br /&gt;
 qui peuvent affecter le corps et l'esprit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le shiatsu relance l'énergie dans les méridiens et s'efforce d'éliminer ces blocages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est très efficace en complément d'un traitement dans le cas de douleurs, tensions ou maladie dues au stress.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alors, apprenez à prendre soin de vous, courage et confiance, il n'est jamais trop tard!&lt;/strong&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Le temps du temps</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/10/23/le-temps-du-temps.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-10-23:38533</id> <updated>2007-10-23T13:21:24+02:00</updated> <published>2007-10-23T13:21:24+02:00</published>   <category term="santé zen"/>   <summary> Texte de Eric Fiat. Si vous souhaitez lire son article entier, visitez la...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  Texte de Eric Fiat. Si vous souhaitez lire son article entier, visitez la rubrique textes et articles sur:http://philo.pourtous.free.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce qu’elle a cette fâcheuse tendance à faire de l’activité productive le critère presque unique de la réussite d’une vie, elle est spontanément plus attentive aux pertes qu’aux gains que le vieillissement entraîne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Le loisir et l’attente&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi considère-t-elle ce temps de loisir qu’ouvre la « retraite » comme un succédané : celui qui s’adonne au loisir est pour nous celui qui ne travaille pas ! Et Dieu qu’à cet égard nous sommes loin des Anciens… Pour les Grecs et pour les Romains, travailler était toujours le signe d’une sorte de déchéance, et pérégrins, métèques et esclaves étaient exclus de la citoyenneté du fait même qu’ils travaillaient. Non pas du tout que les citoyens du Monde Antique se fussent enfermés dans la stérile oisiveté de l’ennui ! Ils n’étaient certes pas inactifs ; mais leurs activités étaient considérées comme de nature plus haute que le travail productif, au nombre desquelles on trouvait : le soin de la cité, de la famille, des dieux, la pratique des arts, des sciences et de la philosophie, et encore celle de l’amour. Un mot résumait cela dans chacune des deux langues : skhole en grec, et otium en latin. Termes que l’usage a longtemps traduits par loisir, mais dans lesquels les spécialistes d’aujourd’hui voient plutôt la disponibilité à l’essentiel. Et certes, les loisirs qu’on pratique dans les parcs du même nom relèvent plus de l’art de se détourner de l’essentiel plutôt que de s’y consacrer, et n’ont que peu de choses à voir avec l’otium antique. Ce dernier était d’ailleurs valeur positive, et de ceux qui n’avaient pas la chance de s’y adonner, les Latins disaient qu’ils étaient des hommes du nec-otium : le négoce (le travail, en général), c’est l’activité de ceux qui ne sont pas disponibles à l’essentiel, de ceux qui ne pratiquent pas le loisir… Pour nous en revanche, le travail est valeur positive, et ceux qui pratiquent un loisir sont ceux qui ne travaillent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il devient donc urgent de voir dans le temps de la retraite, autre chose qu’un temps vain vainement occupé, mais au contraire le temps où, libéré de l’affairement, l’homme consacre son industrie à ce qui vaut vraiment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais on ne change pas un regard par décret… Et le primat de l’activité productive est tel, qu’il façonne les consciences les plus libres, de sorte que trop nombreux sont encore les personnes âgées qui considèrent la « perte » du travail comme une perte de valeur, la retraite comme un exil, le fait « d’avoir du temps » comme un luxe dont on se passerait bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pouvoir aimer le temps où on a du temps semble alors le fait des plus privilégiés de nos aînés, de ceux que leur richesse personnelle, affective, morale et spirituelle prémunit souverainement des affres de l’attente comme de celles de l’ennui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais trop nombreuses sont les personnes âgées dont le temps est temps de l’attente plutôt que du loisir : attendre le passage du facteur, attendre la visite de la petite fille, ou celle du Docteur, attendre dans la salle d’attente du médecin, attendre le retour de la douleur lancinante, attendre la mort. Le temps des personnes âgées apparaît alors comme une temps suspendu, qui a bien des égards est en décalage avec le temps bousculé de la modernité. Or il est certes possible de jouir de cet temps suspendu, quand on en jouit avec quelqu’un : ce temps suspendu n’est-il pas la condition de ce que Proust appelait le temps retrouvé ? Mais trop souvent seules, les personnes âgées ressentent généralement leur suspension comme une attente, et leur attente comme une souffrance, précisément parce qu’il y a dans l’attente une dimension de passivité, d’ignorance et d’impuissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui caractérise l’attente, c’est ordinairement cette tension vers l’avenir attendu, qui s’accompagne souvent, soit d’une indifférence, soit d’un mépris agacé pour le présent. Comme le dit Nicolas Grimaldi, « l’attente est manière de s’expatrier du présent en le disqualifiant : parce que le propre de l’attente est d’être uniquement attentive à ce qu’elle cherche et jamais à ce qu’elle trouve, parce que le présent est par définition vide de ce qu’on attend, l’attente le considère généralement comme aussi peu que rien. » Aussi celui qui attend se montre-t-il généralement terriblement injuste à l’endroit du présent ! Parce qu’il sait que ce qu’il cherche ne s’y trouve pas, le présent le plus riche lui apparaît comme la pauvreté même, et le temps qui le sépare de l’arrivée de ce qu’il attend n’a pour lui que la morne et agaçante consistance d’un délai.« Quoi de neuf aujourd’hui grand-mère ? –Rien… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous semble donc que ce qui rend le temps de la vieillesse si souvent douloureux, c’est la solitude dans laquelle il est vécu. Que donc d’abord notre société s’oblige à ne pas abandonner ses vieillards ! Que d’abord elle mette en place des moyens à la hauteur de ce vertigineux allongement de la vie que sa technique a permis, et disparaîtraient du même coup nombre des problèmes que pose cette discordance des temps, qui oppose temps des jeunes et temps des vieux. Mais répétons-le, on ne change ni un regard, ni une mentalité par décret. Que faire, dès lors, en attendant ? Que faire, pour vivre pleinement l’automne de nos vies ? Qu’on n’attende pas de la philosophie un remède souverain ! Mais un rappel de ce qu’elle disait de la belle vertu de patience n’est-il pas élégante manière de terminer notre propos sur le temps de la personne âgée ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Respirer c'est la santé</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/10/14/respirer-c-est-la-santé.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-10-14:37939</id> <updated>2007-10-14T15:55:10+02:00</updated> <published>2007-10-14T15:55:10+02:00</published>   <category term="santé zen"/>   <summary> BIEN RESPIRER POUR BIEN VIVRE 
         (allongé, une main sur le ventre,...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  BIEN RESPIRER POUR BIEN VIVRE&lt;br /&gt;
         (allongé, une main sur le ventre, une autre sur le sternum)&lt;br /&gt;
…  Je laisse ma respiration devenir ample et calme. Mon ventre se gonfle à l’inspiration et ma main posée sur le ventre se soulève doucement… mon ventre se gonfle puis je souffle très lentement, je souffle entièrement jusqu’au bout du souffle et la main redescend.&lt;br /&gt;
Je fais respirer mon ventre il se gonfle puis relâchement plat, il se gonfle…&lt;br /&gt;
 Et à chaque inspiration, c’est comme s’il gonflait pour me dénouer, m’ouvrir…&lt;br /&gt;
Cette respiration masse mes organes, mon ventre à l’intérieur, efface les tensions…&lt;br /&gt;
Je vais sentir maintenant la respiration du thorax.&lt;br /&gt;
D’abord je vais souffler doucement, très lentement, pour finir de vider les tensions qui pourraient rester.&lt;br /&gt;
 Puis j’inspire puis je sens ma main qui se soulève, je sens mes côtes qui s’ouvrent doucement.&lt;br /&gt;
J’ouvre mon espace intérieur, les muscles autour des côte sont détendus, la cage thoracique s’ouvre et se ferme.&lt;br /&gt;
Et maintenant je vais chercher ma respiration complète en 3 étapes, sans effort dans une perception subtile de mon espace intérieur.&lt;br /&gt;
Je gonfle le ventre puis le thorax jusqu’aux épaules puis je redescends : les épaules, le thorax, le ventre.&lt;br /&gt;
Je peux sentir ce mouvement comme une vague, une vague qui part du ventre, va aux épaules puis des épaules revient au ventre.&lt;br /&gt;
Et maintenant je vais retrouver ma respiration habituelle (abdominale). Tout mon être respire, calme, tranquille ?&lt;br /&gt;
Et à chaque respiration c’est comme si je prenais un peu plus de calme. Et à chaque fois que je souffle c’est comme si j’envoyais ce calme, cette tranquillité à tout mon corps,. J’inspire, je souffle… </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>LE LAC</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/10/05/le-lac.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-10-05:37342</id> <updated>2007-10-05T16:42:16+02:00</updated> <published>2007-10-05T16:42:16+02:00</published>   <category term="ICI et MAINTENANT"/>   <summary> La brume naît sur le lac qui se tait devant nous,  
Se tait au souffle du...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  La brume naît sur le lac qui se tait devant nous, &lt;br /&gt;
Se tait au souffle du silence des ondes &lt;br /&gt;
Où tressaille, au fond d’un murmure, &lt;br /&gt;
Le roux des pierres qui dessinent des rondes. &lt;br /&gt;
Le miroir blanc déchiffre les secrets noueux &lt;br /&gt;
De ton cœur, une saison de papillons perdus &lt;br /&gt;
Dans l’été des pins aux troncs langoureux &lt;br /&gt;
Et t’ouvre les yeux et met ton âme à nu. &lt;br /&gt;
Ecris de tes mains, de tes bras, de tes yeux &lt;br /&gt;
Comme un battement d’ailes qui naît &lt;br /&gt;
Ecris ton corps, ton sang, ta chair et tes cheveux &lt;br /&gt;
Ecris ce qu’il te reste de l’animal heureux &lt;br /&gt;
Et te voilà changé , pareil au paysage &lt;br /&gt;
Te voilà un oiseau dans la fraîcheur du temps &lt;br /&gt;
Battement de ton cœur porteur de tes espoirs &lt;br /&gt;
Tu seras une brise qui laissera limpides &lt;br /&gt;
Les cieux étoilés après avoir versé &lt;br /&gt;
Une goutte de pluie mourant sur un visage &lt;br /&gt;
Adorant la candeur des tourbillons du vent. &lt;br /&gt;
La brume naît sur le lac, tu mets ton âme à nu &lt;br /&gt;
Au silence des ondes tu dessines des rondes &lt;br /&gt;
Où tressaillent les pins aux longs troncs langoureux &lt;br /&gt;
Tu ouvres de larges mains aux papillons perdus &lt;br /&gt;
Et le miroir des cieux te livre ses secrets </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>L'enfant face à la mort</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/10/05/l-enfant-face-à-la-mort.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-10-05:37339</id> <updated>2007-10-05T16:21:51+02:00</updated> <published>2007-10-05T16:21:51+02:00</published>   <category term="santé zen"/>   <summary>                                                              L’enfant face à...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://zenitude.blog50.com/images/medium_bougie.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://zenitude.blog50.com/images/medium_bougie.gif&quot; alt=&quot;medium_bougie.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;                                                       &lt;strong&gt;L’enfant face à  la mort &lt;/strong&gt;                &lt;br /&gt;
                &lt;em&gt;Compte rendu de la conférence par le Docteur Michel Hanus, psychiatre*&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chose importante, l’enfant ne pense pas comme nous, adultes. Il est, en temps que centre du monde, responsable de ce qui l’entoure, d’où son sentiment de culpabilité quand arrivent des problèmes ou des drames dans la famille.&lt;br /&gt;
Il est aussi ambivalent, c’est à dire que dans ses pensée, la réalité cotoie sans peine l’irréalisme. « Papa est mort, on ne revient pas quand on est mort… (plus tard)…papa revient la semaine prochaine ! ».&lt;br /&gt;
 De même, sa pensée peut être magique, ce qu’il pense va arriver…&lt;br /&gt;
Quant à l’école, on ne parle guère plus de la mort qu’en termes de biologie, le contenu émotionnel et culturel de la mort s’est évaporé…L’éducation civique l’aborde peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les conceptions de la mort pour un enfant :&lt;/strong&gt;On ne meurt pas naturellement, il y a donc forcément un responsable.&lt;br /&gt;
Un mort va revenir, on attend son retour.&lt;br /&gt;
La mort est contagieuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A deux ans, la mort est une séparation, une séparation corporelle traduit par un manque de contact.&lt;br /&gt;
Vers 3 ans, la mort c’est l’immobilité : « Quand on est mort on ne peut plus bouger, ni manger, on ne respire plus… »&lt;br /&gt;
Vers 4 ans, l’enfant comprend que la mort est irréversible, mais il ne l’accepte pas…&lt;br /&gt;
«  papa ne reviendra plus…. (Quelques instants plus tard)… Papa revient quand ? c’est long ! »&lt;br /&gt;
Vers 6 ans , il comprend que la mort est universelle, tout le monde meurt…&lt;br /&gt;
Vers 8 et 9 ans la mort fait partie de la vie…&lt;br /&gt;
Dans tous les cas de croyance, son attitude face au drame va se calquer sur l’attitude des proches et de la famille. Son entourage est donc très important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le choc du deuil&lt;/strong&gt;, va chez cet enfant perturber son corps, car celui-ci fait son deuil beaucoup plus par le corps que l’adulte. Il pourra avoir des sentiments de révolte, d’ injustice, qui le mettront en grande colère.&lt;br /&gt;
 Va-t-il l’exprimer ? C’est là que va se construire l’écoute .&lt;br /&gt;
Les enfants en deuil ont tendance à vouloir veiller sur le parent restant. ( car la mort est contagieuse !) Il voudra dormir près de lui. Il est bon de lui expliquer qu’un jour il retournera dans son lit. Chacun voit la durée en fonction de ses motivations, il faut en discuter avec l’enfant… c’est le cœur qui parle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Après le choc de deuil, vient une période centrale &lt;/strong&gt;qu’on peut qualifier de dépressive. Mais l’enfant, contrairement à l’adulte n’a pas la capacité de garder sa douleur constemment. Cette période est souvent celle de plus de prises de risque ( plus de plaies et de bosses !)&lt;br /&gt;
Il peut tomber malade. Ses capacités immunitaires diminuent à cause du stress de cette période dépressive.&lt;br /&gt;
Il faut savoir que sa subjectivité fait qu’il garde son parent dans l’imaginaire. Les enfants se construisent un adulte, un frère ou une sœur en imagination qui va veiller et communiquer avec eux.&lt;br /&gt;
Quant aux objets du disparu, il est bon que l ‘enfant, s’il y tient, ait un ou plusieurs objets à lui, qui symbolisent, la parenté, la succession, l’héritage du disparu. C’est un leg affectif important qui s’ajoute au leg culturel et génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vient ensuite le rétablissement&lt;/strong&gt;. Même s’il est bien accompagné, l’enfant va garder de toute façon une partie de son chagrin. Ce chagrin récurrent pourra  ressortir lors d’un futur deuil même quand il sera  adulte .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A l’intérieur, la douleur &lt;/strong&gt;:&lt;br /&gt;
Il existe, lors du deuil, une régression chez l’enfant. Quand la mort surprend, il peut s’identifier au disparu. (C’est aussi un moyen de transmission des caractéristiques familiales).&lt;br /&gt;
 Le principe de la mort est inacceptable. L’enfant se pose la question : pourquoi nous ? Le mot même de « mort » est inaudible. Parler du défunt, c’est parler avec les vrais mots. L’enfant prend les mots pour argent comptant. Alors attention aux détours !!! (ton père est dans le ciel !)&lt;br /&gt;
C’est pourquoi tout l’accompagnement de son deuil par les mots, le dire, est important. Un temps de parole dans un groupe d’aide va le soutenir dans sa peine. De même que des moments d’écoute individuelle permettent de dire ce qu’on ne peut dire en groupe. &lt;br /&gt;
Le silence le fait souffrir, il lui faut des explications, sa participation au deuil est essentielle pour son avenir. Mais il ne s’agit pas de l’obliger par exemple de venir au cimetière, mais il est bon de lui proposer. A lui de décider.&lt;br /&gt;
Comme il éprouve souvent Un sentiment de culpabilité ( l’enfant se pense au centre du monde), c’est plus de souffrance, il faut penser à le déculpabiliser.&lt;br /&gt;
Parfois le deuil se complique, surtout si la relation avec le défunt était conflictuelle. Cela arrive parfois à l’adolescence d’autant plus que l’adolescent est pudique et ne veut pas causer plus de chagrin au parent restant.&lt;br /&gt;
Mais s’il refuse l’aide assez souvent  moins les filles!  , il faut l’encourager à en parler avec ses copains et quand il le voudra, il pourra trouver réconfort vers un groupe de soutien. Il est bon de lui rappeler, de lui dire qu’ il  est libre mais que la porte du groupe de soutien est ouverte pour lui. Qu’il sache que  le contact est gardé avec ce groupe par le parent vivant,  cela  lui apporte une sécurité, « on parle de lui, on parle de sa souffrance, il sait qu’il n’est pas seul ». &lt;br /&gt;
 Parlez du défunt, à l’occasion pour que l’enfant mette une individualité sur son parent disparu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la souffrance est une question de temps, quand l’être cher vient se loger dans notre cœur, la douleur se dissipe. L’autre existe de nouveau ! On ne l’oublie pas, on ne le remplace pas, puisque sa présence grandit en nous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;*MIchel Hanus accompagne l’association Elizabeth Kübler-Ross, qui a objectif d’aider, de former et d’informer toute personne concernée par des situations de rupture, de deuil ou de mort&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Joel kerdraon</name> <uri>http://zenitude.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Gym faciale</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://zenitude.blog50.com/archive/2007/10/04/gym-faciale.html" />  <id>tag:zenitude.blog50.com,2007-10-04:37261</id> <updated>2007-10-04T10:48:22+02:00</updated> <published>2007-10-04T10:48:22+02:00</published>   <category term="santé zen"/>   <summary> QUELQUES EXERCICES  de gym faciale 
Pour réaliser efficacement les...</summary> <content type="html" xml:base="http://zenitude.blog50.com/">  QUELQUES EXERCICES  de gym faciale&lt;br /&gt;
Pour réaliser efficacement les exercices des pages suivantes, placez-vous devant un miroir afin de bien visualiser les mouvements et ne pas accentuer les rides. Dos bien droit, respirez calmement et travaillez lentement. Arrêtez en cas de douleur. Répétez les exercices cinq fois de suite. Observez le résultat après chacun d’entre eux. On progresse tous les jours…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1) Tonifier le cou&lt;br /&gt;
Face au plafond, ouvrez et fermez la bouche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les épaules en arrière, levez le menton jusqu’à mettre en tension la peau du cou, sans plier la nuque et en maintenant le dos droit. Le visage s’oriente vers le plafond.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Dans cette position, ouvrez et fermez lentement et normalement la bouche en ressentant la tension au niveau du cou. (Vous pouvez poser une main sur les clavicules à la base du cou pour percevoir le travail du muscle.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) Lisser le front&lt;br /&gt;
Montez et descendez les sourcils&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Remontez vos cheveux avec vos mains et regardez droit devant vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Abaissez lentement les sourcils, mais sans les rapprocher (clignez les paupières comme quelqu’un de myope qui essaie de voir au loin, pour les aider à descendre).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Fermez les yeux en tenant toujours le haut du front qui reste lisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Otez la main et laissez monter les sourcils, sans plisser le front.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Détendre le regard&lt;br /&gt;
Elevez les sourcils&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Une main sur la tête, placez les doigts à plat en éventail sur le haut du front.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Appuyez fort pour éviter la ride du lion (entre les sourcils) pendant l’exercice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Lentement, élevez les deux sourcils. Relâchez aussi lentement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Otez votre main et observez vos sourcils : leur ligne de base est remontée de quelques millimètres, ce qui a pour effet d’adoucir et de détendre le regard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4) Lisser les pattes d’oie&lt;br /&gt;
lLes pattes d'oie, ces petites rides situées autour des yeux!&lt;br /&gt;
 Les doigts posés sur vos tempes, vous tirez légèrement la peau vers l'extérieur et vous plissez les yeux quelques minutes, comme pour voir au loin. Vos paupières travaillent, votre regard s'illumine et adieu les pattes d'oie!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5) Tonifier l’ensemble du visage&lt;br /&gt;
Prononcez les voyelles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A avec un grand rire&lt;br /&gt;
• Ouvrez grand la bouche et prononcez mentalement A.&lt;br /&gt;
• Puis souriez lentement pour ouvrir encore plus grand la bouche, tout en accompagnant le mouvement avec les mains pour éviter les plis des joues.&lt;br /&gt;
• Refermez très lentement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E avec un baiser&lt;br /&gt;
• La tête entre les mains, prononcez le E en avançant les lèvres et en tentant de bien renforcer l’ourlet de la lèvre.&lt;br /&gt;
• Arrêtez-vous avant de creuser les ridules de la lèvre. Les mains tiennent les joues et exercent une résistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I avec un sourire&lt;br /&gt;
• La tête entre les mains et toujours le dos bien droit, observez votre sourire au ralenti (n’ouvrez pas la bouche !).&lt;br /&gt;
• Regardez les deux côtés et travaillez lentement sans creuser les triangles de part et d’autre du nez.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O l’air étonné&lt;br /&gt;
• La tête entre les mains, ouvrez grand la bouche et prononcez O en formant un ovale avec les lèvres et en rapprochant le plus possible les commissures de celles-ci.&lt;br /&gt;
• Avancez le plus possible l’ourlet des lèvres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
U l’air mécontent&lt;br /&gt;
• Placez la tête légèrement en arrière pour étirer le cou.&lt;br /&gt;
• Montez lentement le menton pour avoir une expression boudeuse et prononcez U. &lt;br /&gt;
• Les lèvres dessinent un U à l’envers, la lèvre supérieure s’avance sans plisser. </content> </entry>  </feed>