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09.05.2007

LORSQUE LA LUNE S’ EST LEVEE

Indre: Près de Badecon Le Pin

Lorsque la lune s’est levée tout à l’heure
Sur les tuiles des toits paresseux
J’ai su que l’automne s’était glissé
Entre ces murs et mon cœur lézardés.

Assis à ma fenêtre, telle un miroir humide
Devant moi danse un voile de brume
Je désire tant m’asseoir sur ce nuage
Et donner l’eau à mon jardin

Je rassemble mes portes closes, mes chagrins
Sans oublier celles avec qui j’ai ri,
Comme un jongleur anxieux je prie
Je joue de ces mots lancés vers les cieux.

Un ange au pré verdi d’un doigt me guide
Là où les rêves déploient mes sens
Là où mes pensées, comme des atomes fixés
Change la douleur pour la nuit.


Mais l’hirondelle sur le départ sourit
Car mes yeux collés à la vitre
Ne s’en iront guère plus loin
Que les nimbes tardives au fond du val.

Commentaires

Trés beau blog que je ne connaissais pas.
L'indre, est un département qui m'est cher même si j'y vais rarement. Mon grand père né à Issoudun a longtemps vécu à Argenton s/creuse et St marcel... .
L'indre et le Liban...
Trés beaux poèmes.

Ecrit par : pierlouim | 10.05.2007